• facebook-square
  • Twitter Square
  • Google Square

Dr Mario GOLDZAK

Ancien Interne des Hôpitaux de Toulouse

Ancien Chef de Clinique Assistant des Hôpitaux de Toulouse

Lauréat de l’Université de Toulouse

Membre de la SOFCOT

Membre de la Kuenscther Society

Membre de l’AO Trauma

Chirurgie Orthopédique et Traumatologique Arthrosopie

 Chirurgie Prothetique

 

© 2013 Proudly made by Webconsultinc. Tous droits de reproduction interdits

Informations du patient des risques lors de la pose d'une prothèse de la hanche

 

Afin d’établir un climat de confiance, condition essentielle à la guérison, nous avons le devoir déontologique d'obtenir votre consentement éclairé, je souhaite que vous soyez parfaitement éclairé des risques inhérents à tout acte opératoire en général et à l' acte opératoire orthopédique en particulier qui sera le vôtre à savoir : une Prothèse Totale de la  Hanche.

 

Quels sont les risques d’une intervention?

 

Nous allons les énumérer tel un  catalogue et les analyser  avec objectivité :

 

Le risque de l’anesthésie est toujours présent. Il n’y a pas de petites anesthésies : malgré toutes les précautions prises avant et pendant anesthésie, on ne pourra jamais arriver au risque zéro.

Un anesthésiste,  que vous allez rencontrer lors de la consultation préopératoire, pourra vous donner toutes les informations que vous souhaitez .

La douleur : C'est l'anesthésiste qui prendra en charge votre douleur post-opératoire. De nombreux progrès techniques ont été réalisés ces dernières années, en particulier en ce qui concerne les anesthésies loco-régionale et des des produits anesthésiants. Cependant, sachez que la disparition complète de la douleur n’est pas toujours possible et qu’enfin, les produits anti-douleur ont parfois des effets secondaires désagréables à type de troubles digestifs, nausées et vomissements conduisant, bien entendu, à une diminution de leur administration.

Au total sachez que l’équipe de soignants qui s’occupera de vous et mettra tout en oeuvre pour essayer au mieux de vous soulager. Le traitement de la douleur reste encore de nos jours, le problème le plus difficile à gérer : la réponse médicamenteuse varie pour chaque patient. Pour une intervention identique, la douleur sera ressentie de façon très variable selon les individus.

Le risque infectieux est toujours à redouter. Il est , en pratique courante, tout à fait exceptionnel. L’infection peut survenir soit dans les suites immédiates, c’est une infection aiguë, soit dans les suites précoces en  quelques semaines soit tardives à plusieurs mois ou années.

L’infection : est limitée au développement microbien rapide que l’organisme n’arrive pas à contrôler par ses propres moyens de défense immunitaire. Ces agents infectieux sont des virus, bactéries ou des champignons. Il existe un terrain propice à l’infection, c’est par exemple le cas du diabète ou les déficiences immunitaires tel le SIDA. L’alcool et le tabac sont des facteurs favorisant d’une infection, leur abus doit être contrôlé  dans les suites..

L'infection  déclarée nécessite un traitement médical, et parfois même chirurgical. Dans le plus sérieux des cas il s'agit de faire l’ablation de la prothèse, le nettoyage de l’articulation infectée et le remplacement par une nouvelle prothèse, soit en un seul temps opératoire, soit au cours d'un temps  distinct si nécessaire avec un intervalle d'hospitalisation entre les deux de quelques semaines en hospitalisation .

Afin de diminuer au mieux le risque infectieux il faut :

pratiquer un examen de narinaire( du nez) bactériologique systématique 15 jours avant l’intervention (voir prescription) rappelons que 20 % de la population est porteur sain de staphylocoques. Si les prélèvements du nez sont  positifs cinq jours avant l’opération vous devez appliquer le traitement adapté (voir l’ordonnance jointe).

Faire une analyse d’urine avant la consultation d’anesthésie, vérifiez bien les résultats, vous devez impérativement contacter votre médecin traitant qui doit  vous prescrire un traitement antibiotique par voie générale adapté aux germes retrouvés.

Vous devez signaler toutes les pathologies infectieuses dont  vous auriez été atteint.

Avoir une peau parfaitement propre d'ou la nécessité d’une excellente hygiène cutanée par une préparation fréquente quelques jours avant l’intervention par des douches au savon antiseptique .

Avoir une bonne hygiène dentaire ne négliger aucune carie, il est donc obligatoire d’effectuer un examen buccal par votre dentiste avant l’intervention : prenez rapidement contact avec lui,  il vous donnera un certificat pour notre dossier médical attestant la qualité de votre état buccal.

Pour votre information sachez qu'avant votre intervention, vous prendrez une  douche antiseptique la veille et  le jour de l’opération avec un savon antiseptique .

 Après votre intervention vous aurez parfois de la fièvre pendant quelques jours et cela est une réponse normale de votre organisme à l’opération. Si vous êtes porteurs de virus de l'hépatite, votre chirurgien, l’équipe qui l’entoure lors de l'intervention, en vous opérant courent un risque grave pour eux-mêmes en cas de piqûres accidentelles. Au total les microbes existent, ce sont nos ennemis permanents, restons vigilants pour les combattre ensemble. Dans ma spécialité d’orthopédie le taux d’infection est d’environ 0,3 %.

 

La phlébite : elle reste une complication relativement fréquente mais le risque a considérablement diminué grâce à la pratique systématique des anticoagulants préventifs. Une phlébite suit l’inflammation d’une veine de la jambe de la cuisse. Cette veine peut se boucher, il se forme alors un caillot. Celui-ci peut migrer de la circulation sanguine et entraîner alors une embolie pulmonaire. En général, le caillot se dissout grâce au repos strict sous traitement  curatif par des anticoagulants à forte dose. Ce dernier traitement augmente cependant le risque de retard de cicatrisation, saignement de la plaie opératoire et d'hématome.  Pour éviter cette complication vous devez suivre à la lettre les consignes qui vous sont données après l’opération. Rappelons que le traitement  est souvent responsable d’ecchymoses (taches bleues cutanées banales )

 

La luxation de la prothèse est une complication rare (1 %) qui peut se produire généralement sur un mouvement de torsion  forcé : les deux pièces prothétiques se déboîtent, il faut souvent une anesthésie pour mettre en place une prothèse, en cas de luxation récidivante une reprise chirurgicale peut être envisagée.

Le risque d’inégalité de longueur des membres inférieurs est une préoccupation majeure de l’orthopédie difficile à maîtriser. Il est en effet impossible d’affirmer avant l’intervention que les deux jambes soient strictement de la même longueur après l’opération. L’appréciation de la longueur du membre opéré d’une intervention reste encore imprécise et aléatoire. Enfin dans certains cas difficiles, avec musculation défaillante, le chirurgien peut choisir délibérément d’allonger le membre afin d’obtenir une bonne stabilité et ainsi de diminuer le risque de luxation par l’augmentation de la pression musculaire sur la prothèse. En cas d’inégalité de longueur des membres inférieurs, il serait nécessaire de compenser la différence de longueur par le port d’une talonnette fixée sur le talon du soulier, talonnettes qu’il faut rapporter à vie afin que le bassin reste équilibré en position debout à la marche.

 

Cicatrices : 

Vous aurez bien entendu une cicatrice visible sur la peau grâce à une chirurgie fine et esthétique, le problème cicatriciel reste mineur. La taille de la cicatrice dépend de votre propre corpulence et la qualité du résultat opératoire nécessite un abord plus ou moins important . Les cicatrices sont en moyenne de 10 à 25 cm. Il existe la possibilité de faire une mini incision mais la réussite de votre intervention est basé lié sur un bon positionnement des implants que des instruments des voies mini invasives parfois ne peuvent garantir .

 

Le risque allergique aux composants métalliques de votre prothèse a été décrit dans la littérature médicale sur plusieurs milliers de cas. Personnellement, je n’ai pas encore observé ce type de complications.

 

L’usure des surfaces constituant votre future prothèse  en contact soit en  céramique-céramique ou en  métal-métal est théoriquement quasi nulle du fait du couple de friction. Les nouvelles générations de prothèses, actuellement utilisées, devraient améliorer la longévité des implants. Les tests effectués sur simulateur  sont en effet rassurants en comparaison les anciens couples de frottement métal- polyéthylène encore utilisés en orthopédie. Ces derniers ont pourtant permis une longévité d’environ 15 à 20 ans en  fonction du degré d’activité de l’occupation des patients. Quoi qu’il en soit  le recul de plusieurs décades permettra d’affirmer que les résultats en réel sur le patient sont identiques aux très bons résultats de laboratoire. Une surveillance radiologique doit permettre de dépister toute usure anormale. Notons pour mémoire que de très rares couples de composant de prothèses de  la hanche métal-métal céramique-céramique peuvent être  responsables de bruits audibles par le patient ou même leur entourage : ces bruits surviennent de façon tout à fait aléatoire sous forme de grincement aigu, sont intermittents et parfois disparaissent. Ces phénomènes sont évalués à 5 % des patients et sont liés à des problèmes de lubrification. La fracture des composants céramiques est exceptionnelle 1 patient  sur 10 000 implantations. Rappelons à ce sujet que la céramique ne supporte pas les chocs violents. Il faut donc éviter les chutes directes sur la hanche. Les sauts sont également à proscrire.

La rupture du col de la prothèse en titane : elle peut s’observer dans de très rares cas de surcharge pondérale en général supérieur de 90 kilos chez les sujets très actifs, c’est pourquoi il est extrêmement important de ne pas prendre de poids après la prise en mise en place d’une prothèse de hanche.

 

Le risque d’atteinte neurologique c’est-à-dire la lésion du nerf sciatique :  Elle existe de façon très exceptionnelle. Le nerf peut, en effet, au cours des manipulations opératoires, être étiré. La souffrance des nerfs, peut se traduire, sur le plan sensitif, par des picotements, sensation de douleur dans la jambe et le pied, et sur le plan moteur par une paralysie des muscles innervés par ce même nerf. Le pied tombe, les releveurs du pied sont atteints. La marche sera améliorée par le port de l’appareillage externe, une semelle mollet-plante . Dans pratiquement tous les cas l’atteinte sera  transitoire, la récupération est totale et souvent très longue obtenir, un à deux ans. Parfois une chirurgie d’exploration secondaire est nécessaire, elle peut être proposée en fonction d’un examen électromyographique,  examen fait  par un collègue neurologue ou rhumatologue . Cette  chirurgie peut être faite rapidement ou dans les six mois suivant la lésion compte tenu de la récupération possible pendant cette période.

 

L’escarre est une nécrose de la peau ou sur un point d’appui prolongé : par exemple le talon posé sur le plan du lit  sans bouger pendant plusieurs heures .

La peau pubienne peut également s'abimer par compression lors des appuis sur table lors des interventions de longue durée mais cela est exceptionnel .

L'algodystrophie est une affection très rare qui se caractérise par l’association de trois éléments : la douleur, la décalcification et raideur. Ce tableau clinique survient dans un contexte neurologique particulier et nécessite le traitement médical et un programme de rééducation prolongée pour obtenir la guérison. Il faut plusieurs mois pour guérir et   persiste parfois des séquelles à type de raideur définitive.

 

Le risque d’hématomes post-opératoires.

Il s’agit de la formation d' épanchements sanguins dans la zone opérée  , et souvent en rapport avec des troubles de la coagulation  sanguine liée au traitement anticoagulant ou certains des médicaments utilisés par vous même pour vous protéger d'autres pathologies , cardiaques , cérébrales etc. ...

La formation de ces hématomes nécessite parfois un geste opératoire de drainage fait par ponction simple ou évacuation chirurgicale sous anesthésie générale brève.

 

En ce qui concerne la fixation des implants, la tige et la cupule,

Le choix de l’utilisation de ciment sera déterminé par le chirurgien en per-opératoire en fonction de la qualité osseuse. Vous aurez donc une prothèse qui sera fixée avec ou sans ciment. Sachez que les prothèses non  cimentées peuvent parfois provoquer  des douleurs légères  en post-opératoire dont 2 % des cas jusqu’à obtention d’une fixation définitive.

Le  repos favorise l'intégration osseuse progressive. Dans des cas tout à fait exceptionnels,  certains patients n'auront aucune repousse  osseuse autour de la prothèse  et la tige fémorale peut provoquer par conséquent une symptomatologie douloureuse nécessitant alors une reprise chirurgicale.

La plupart des traitements médicaux curatifs ou même préventifs comme les anticoagulants ou  les antibiotiques destinés à éviter la survenue d’une infection,  comportent également leur propre risque de complications

D’une manière générale, l’acceptation d’une prise de risque de complication ou d'incidents mêmes exceptionnels éventuellement graves est  la contrepartie inévitable de l’efficacité du traitement proposé quel qu’il soit même médical. L’absence de traitement elle-même n’est jamais dénuée de risques.

 

La liste de toutes ces complications peut paraître importante, sachez cependant qu’elle n’est pas exhaustive, il fallait en être averti et le but de cet exposé en est celui-ci .

En pratique, il faut relativiser les risques, à savoir qu’une intervention chirurgicale étant toujours un risque calculé statistiquement le bénéfice global de l'acte reste pour la grande majorité de nos patients bien supérieur au risque de survenue rarissime de ce qu’on appelle les aléas thérapeutiques.

Il est difficile de donner un pourcentage exact de complications car le risque pris est essentiellement individuel, dépendant plus de chaque patient, de ses antécédents et ses particularités que de la statistique brute. La chirurgie a des limites et ses limites  ne permettent jamais de refaire aucun organe, aucune articulation, à l’identique de la nature .

D'inévitables séquelles ne serait-ce que cicatricielles, le plus souvent mineures, doivent être acceptés en contrepartie des bénéfices obtenus; un résultat n’est jamais garanti d’avance, même avec les techniques les plus éprouvées et les plus fiables .

Si vous n’acceptez pas les risques liés à l’intervention chirurgicale, si vous n’avez pas confiance, ne vous faites pas opérer.

Lisez ce chapitre , éventuellement en famille ; parlez en à votre médecin traitant et n’hésitez pas à nous contacter pour un point précis de cette information.